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Du Tai Chi Chuan au service de l'Alzheimer

Exemple concret d'application de l'Energétique dans les hôpitaux français.

 

DU TAI CHI CHUAN POUR LES MALADES D'ALZHEIMER

 

UNE IDEE NOVATRICE POUR TRAVAILLER SUR LE CORPS ET L'ATTENTION

Depuis 2001, les malades d'Alzheimer de l'hôpital de jour de Bretonneau pratiquent le Taï Chi. Une discipline qui les aide à se sentir mieux dans leur corps et dans leur être. Mais, c'est aussi la volonté d'une équipe soudée d'offrir à ces patients les bienfaits d'un sport ancestral. 


L'idée est née en 2001, à l'heure de la réouverture de l'Hôpital de jour Bretonneau de Paris. Isabelle Sanglier, kinésithérapeute, réfléchit alors à la mise en place d'une activité physique douce, complète et accessible pour ses patients. Reçus trois jours par semaine à l'hôpital Bretonneau dans le cadre de l'hôpital de jour, les malades d'Alzheimer sont pris en charge autour de nombreuses activités destinées à solliciter le corps et la tête. C'est dans cette optique qu'Isabelle a donc choisi de s'orienter vers le Taï Chi et s'explique : "Je cherchais à travailler à la fois sur le corps et sur l'attention. L'idée du Taï Chi m'est venue. Je connaissais un professeur, Lionel Nojean, qui était tout à fait prêt à s'investir".


Et Lionel de répondre à l'instigatrice du projet : "C'est Isabelle qui m'a motivé. Au départ, ça ne me serait pas venu à l'idée de proposer cela, mais j'ai eu envie de relever ce défi". Un projet d'équipe donc, que mènent de front Isabelle et Lionel. "Au début, nous proposions seulement une heure de Taï Chi par semaine. Puis, nous avons décidé de systématiser cette pratique chaque matin à l'arrivée des patients pendant vingt minutes. C'est une forme de réveil, une complémentarité au cours du jeudi après-midi, explique Isabelle. C'est aussi un repère et une motivation à revenir."

LE CORPS EST UN INSTRUMENT DE MUSIQUE

Les patients sont, en général, une dizaine par cours et une trentaine, au total, à bénéficier de cette activité adaptée à leur maladie. Car, on ne pratique pas le Taï Chi de la même manière lorsque l'on est atteint d'une pathologie comme la maladie d'Alzheimer.


Les patients travaillent assis. Chacun sur une chaise, le dos droit, calé contre le dossier, jambes à plat, pieds à terre et tête haute. La posture est très importante pour la réalisation des mouvements, comme dans tout exercice physique. Ainsi, le professeur, face au groupe, exécute les mouvements en même temps que ses élèves.


Le cours débute par un échauffement articulaire puis se poursuit par des auto-massages, pendant une vingtaine de minutes. Du bout de l'index, les patients se massent les paumes, le bras, le ventre… Viennent ensuite les mouvements de Taï Chi proprement dits. Pour certains, les mouvements sont difficiles mais, à aucun moment, ils ne sont contrariés par le professeur. On corrige en douceur, pour mieux guider le geste.


"Il s'agit d'une pratique sur la durée, explique Lionel Nojean. La lenteur est la garantie de la réussite. Tout d'abord, nous insistons sur la répétition. C'est comme si nous comparions le corps à un instrument de musique. Les cours du matin sont comparables aux gammes, et comme dans toute pratique de la musique, même si chacun répète de la même manière, chacun doit trouver son accord. Ainsi, nous ne demandons pas aux patients de répéter au centimètre prêt le même geste. Ils doivent sentir les mouvements avant tout."


Pourtant, qui dit répétition, ne dit pas forcément imitation. Le Taï Chi est à la fois une activité physique et mentale. Isabelle insiste sur ce point : "C'est un travail de musculation, d'assouplissement, mais aussi de coordination, d'équilibre et de concentration. Cette discipline permet de donner des repères dans l'espace, et c'est intéressant pour eux et pour nous."

DE L'IMPORTANCE D'ETRE ACTIF

En cinq ans de pratique, Isabelle et Lionel ont déjà pu opérer un premier bilan de la pratique du Taï Chi au sein de l'hôpital de jour. Si les patients ne voient pas toujours les progrès, leurs professeurs sont quant à eux tout à fait confiants. "Ce sont surtout les personnes qui ont le plus de difficultés qui progressent le plus. L'important, ce n'est pas de faire bien, mais c'est surtout d'être actif. Nous avons remarqué que certains habitués se concentrent en fermant les yeux pendant le cours et devancent presque nos gestes. Ils sont beaucoup plus à l'aise avec leur corps."

C'est avec la collaboration d'une équipe de psychomotriciens que les modules de séances ont été établis. "Nous les faisons évoluer chaque année en fonction de la progression des groupes, nous informe Lionel. Nous souhaiterions atteindre un seuil de pratique pour vraiment nous rendre compte des résultats. Mais, concrètement, le niveau est bon. En premier lieu, le Taï Chi propose un travail sur soi. Nous avons déjà dépassé ce cap et nous sommes au stade suivant : celui du travail à deux où l'on prend conscience du corps de l'autre. Il faut obtenir une certaine confiance de la part des pratiquants pour arriver à cela."

Maintenant, la prochaine étape pour Lionel est de travailler debout, d’amener les patients à se déplacer et à prendre réellement conscience de l'espace. "Je pense que nous allons y arriver !"

(Article de Lucile Thiou, extrait de Planet.famille)

L'ENERGETIQUE : UNE PRATIQUE MAIS AUSSI UN ETAT D'ESPRIT

Comme l’eau longtemps passée par les filtres de la terre sort pure, claire, transparente, enrichie de douces et fortes propriétés minérales, les méthodes thérapeutiques traditionnelles de l’Asie (Inde, Chine, Tibet … ) longuement, patiemment, minutieusement élaborées au fil des siècles constituent aujourd’hui une source de savoir tout à la fois riche et originale, puissante et simple.

Elles expliquent le fonctionnement de l’être humain dans sa globalité, aussi bien sain que malade, sous différents angles : physiologie, psychologie, anatomie...et, en lien d’harmonie avec l’esprit, la nature, les autres.

Alliées aux connaissances de la science occidentale, elles donnent surtout à saisir l’importance vitale d’une bonne gestion de l’énergie interne, au travers du souffle, de la respiration ou du rythme, énergie si fondamentale et cependant tant négligée dans notre monde moderne. 

 

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