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" Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. "
Tout commence le jour où Sophie Amundsen, une jeune fille de quinze ans, trouve dans sa boîte une lettre qui lui est adressée, et sur laquelle n'est inscrite qu'une seule phrase : « Qui es-tu ? ». Une seconde enveloppe lui parvient, et à l'intérieur un nouveau petit mot : « d'où vient le monde ? ». Expéditeur de ces lettres reste un mystère, mais les questions posées intriguent Sophie. C'est le début d'une étrange correspondance qui va plonger la jeune fille en quête de réponses dans une longue visite des principales figures de la philosophie... Ce roman initiatique a conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Sans doute parce que Le monde de Sophie ne donne pas de réponses pré-fabriquées mais parce qu'il pose des questions, de vraies questions. Jostein Gaarder raconte l'histoire de la philosophie à travers le quotidien d'une adolescente de 14 ans. Cinq ans plus tard, " Le monde de Sophie " est une référence du genre dans les lycées et les librairies dans plus de vingt pays. C'est un livre à la fois historique, ludique, parfois loufoque, une sorte de voyage initiatique au court duquel, on parcourt la Norvège, la Grèce, l'Egypte, l'Italie, l'Angleterre et où se côtoient rationnel et irrationnel. Ce texte se rapporte à l'édition Poche. EXTRAIT "Quand tu vois une ombre, Sophie, tu te dis que quelque chose projette cette ombre. L'ombre d'un animal, par exemple : c'est peut-être un cheval, mais tu n'en es pas tout à fait sûre. Alors tu te retournes et tu vois le cheval en vrai qui est évidemment beaucoup plus beau, avec des contours plus précis que son ombre. Platon pensait que tous les phénomènes naturels ne sont que les ombres de formes ou d'idées éternelles. Force est pourtant de constater que la grande majorité des gens sont satisfaits de vivre parmi les ombres. Ils croient que ces ombres sont la seule chose qui existe et n'ont pas conscience que ces ombres ne sont que des projections. Platon raconte une allégorie qui illustre parfaitement mon propos : c'est l'allégorie de la caverne. Je vais te la raconter avec mes mots à moi. Imagine des hommes qui habitent dans une caverne. Ils sont assis le dos tourné à la lumière et sont pieds et poings liés, de sorte qu'ils sont condamnés à ne voir que le mur devant eux. Dans leur dos, se dresse un autre mur derrière lequel marchent des hommes brandissant diverses formes au-dessus du mur. Parce qu'il y a un feu derrière ces figures, celles- ci jettent des ombres vacillantes contre le mur au fond de la caverne. La seule chose que les habitants de cette caverne puissent voir est par conséquent ce "théâtre d'ombres". Ils n'ont pas bougé depuis qu'ils sont nés et pensent naturellement que ces ombres sont la seule réalité au monde. Imagine maintenant que l'un des habitants de la caverne parvienne enfin à se libérer. Il se demande tout d'abord d'où proviennent ces ombres projetées sur le mur de la caverne. Que va-t-il selon toi se passer quand il va découvrir les formes, puisqu'il n'a vu jusqu'ici que leurs ombres. A supposer qu'il réussisse à escalader le mur et à franchir le feu pour se retrouver à l'air libre, il serait alors encore davantage ébloui. Mais, après s'être frotté les yeux, il serait frappé par la beauté de tout ce qui l'entoure. Il distinguerait pour la première fois des couleurs et des contours biens précis. Il verrait en vrai les animaux et les fleurs dont les ombres dans la caverne n'étaient que de pales copies. Il se demanderait d'où viennent tous les animaux et toutes les fleurs. Alors, en voyant le soleil, il comprendrait que c'est lui qui permet la vie des fleurs et des animaux sur terre, de même que le feu dans la caverne permettait d'apercevoir des ombres. Maintenant l'heureux habitant de la caverne pourrait s'élancer dans la nature et profiter de sa liberté reconquise. Mais il pense à tous ceux qui sont restés là-bas. C'est pourquoi il veut y retourner et dès qu'il est redescendu, il essaie de convaincre les autres habitants de la caverne que les ombres sur le mur ne sont que le pâle reflet vacillant de choses bien réelles. Mais personne ne le croit. Ils montrent le mur du doigt et maintiennent que la seule réalité est ce qu'ils voient. Et ils finissent par le tuer. Ce que Platon illustre avec l'Allégorie de la caverne est le chemin du philosophe qui va des représentations incertaines aux vraies idées qui se cachent derrière les phénomènes naturels. Il pense sans aucun doute à Socrate que les "habitants de la caverne" mirent à mort parce qu'il dérangeait leurs représentations habituelles et leur montrait le chemin d'une vraie vision intérieure. L'Allégorie de la caverne devient une métaphore du courage du philosophe et de sa responsabilité vis-à-vis des autres hommes sur le plan pédagogique." Jostein Gaardner - Le monde de Sophie CRITIQUES PRESSE "Sur petit écran, dans les pages et les cafés, la sagesse nous guette. Qui eût cru qu'un livre d'initiation à la philosophie deviendrait un véritable phénomène de société? Certainement pas les éditeurs occidentaux. Et pourtant... Un beau jour, Sophie, une collégienne de 14 ans, trouve dans sa boîte aux lettres de mystérieuses enveloppes: qui peut bien lui adresser, d'abord, de simples questions, «Qui es-tu?», «D'où vient le monde?», puis des cours de philo comparant «la chasse à la vérité des philosophes à un roman policier»? Ainsi commence, sous la forme d'un roman d'aventure, un voyage au pays des philosophes: nous y accompagnons pas à pas Sophie à la rencontre de Socrate, de Platon, d'Aristote, de Spinoza ou de Hegel. Jostein Gaarder, qui enseigne la philosophie en Norvège, réussit à maintenir le suspense d'un bout à l'autre et à concilier, avec art, intrigue romanesque et initiation philosophique. Ce roman philosophique à l'intention du public le plus large est devenu un best-seller au Danemark (100 000 ex.) et en Allemagne (700 000). Souhaitons-lui le même succès auprès des lecteurs français." Jean Blain, ©Lire "Formidable succès de librairie en Europe, ce roman qui mélange fiction et essai atteint totalement son but: initier les adolescents à "l'histoire et à l'exercice de la pensée", c'est-à-dire à la philosophie. L'auteur est un professeur norvégien jusqu'alors inconnu qui affirme avec conviction que tout un chacun peut devenir un bon philosophe pour peu qu'il soit "capable de s'étonner". L'ouvrage couvre la période qui s'étend des présocratiques aux post-hégéliens. S. Baillargeon, très louangeur comme l'ensemble de la critique, note cependant "un manque du côté de la mise en contexte sociologique" et quelques oublis gênants (Nietzsche, Wittgenstein, etc.)..." Services Documentaires Multimédia
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