Le Tai Chi Chuan est considéré comme “la voie du juste milieu par la connaissance des extrêmes”, il s’oppose au travail par la force musculaire et violente, il tend vers une écoute subtile de son corps et du monde qu’il l’entoure afin de s’y fondre, il est telle une méditation en mouvement.
Des diverses origines, retenons la légende de ce moine qui assiste au combat entre une grue et un serpent. Le reptile esquive les co u ps de bec secs et droits de l'oiseau par des mouvements souples, sinueux, lents et i n i n te r rompus, pour ensuite co n t re - attaquer avec une ra p i d i t é foudroyante.
Le conte m p l atif taoïste se rend co m p te que les parades circ u l a i res et incessa n tes surpassent les assauts rectilignes et saccadés. Il comprend auss i que la so u p l e sse et la flexibilité l'emportent sur la dureté et la force, qualités enseignées, bien des siècles auparavant, par le philoso p h e Lao Tseu.
A ssimilant ces principes aux arts martiaux, il crée ainsi le “Taiji Quan”, traduit en français par « Poing du fa î te suprême » [rapport avec la poutre fa î t i è re d'une maison] ou par « Boxe avec l’o m b re », significat i o n compréhensible que si l’on y associe la notion d’ultime, de supérieur, de quintesse n ce.
La gymnastique idéale pour être calme et serein, telle que pratiquée par des millions de Chinois de tous âges dès l'aube dans les rues et les jardins.
Martiale, douce, elle procure santé et longévité, conjuguant la relaxation en mouvement, la concentration dans la détente et la maîtrise de soi.
- La base classique : rectitude de posture et fluidité de l’enchaînement des 108 mouvements …
- Les méthodes de maîtrise de la respiration et du raffinement des gestes …
- La mobilisation du souffle et de l’énergie vitaux dans une perspective de santé …
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