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« La sérénité est une conquête. » André Maurois (1885-1967) Ecrivain français. D’inspiration taoïste, on attribue le Tai Chi Chuan à Tchang Sann Feng (12ème siècle). Disciple ardent de Confucius, cet ermite s’inspira du combat entre une grue et un serpent. Les mouvements actuels sont dus aux nombreux maîtres qui se sont succédés. Il existe 2 principales écoles de Tai Chi Chuan :
Le style « Chen » : le plus ancien dont les écrits datent du 17ème siècle. Le style « Yang » : plus populaire, mis en forme par le maître Yang Lu Chang (1799-1872) et dont la dernière forme du style est due au célèbre maître Yang Cheng Fu (1883-1931).
L’alternance des mouvements, vides, pleins, linéaires, circulaires, d’extension, de flexion, mais aussi le rythme d’engendrement des figures ne sont pas sans rappeler les principes Ying Yang et, par une extension subtile, celui du cours de la vie, de ses mutations, de sa naissance, de sa plénitude et de son déclin. Technique psychosomatique, sa méditation en mouvement, art martial interne… les qualificatifs de « la boxe du faite suprême » sont nombreux. L’aspect thérapeutique lié au concept de globalisation de l’homme cher à la tradition chinoise peut être appréhendé sous les aspects interdépendants du mécanique, de l’énergétique et du mental.
La lenteur d’exécution des mouvements de la forme, l’amplitude des mouvements et le rythme respiratoire favorisent l’équilibre du tonus musculaire et la libre circulation des liquides organiques ; et l’incidence sur le positionnement de la structure osseuse des talons à la tête est évidente pour le pratiquant, sans oublier les interrelations os-muscles-facials-organes de notre mécanique. On remarque les bienfaits d’une pratique quotidienne sur les problèmes ostéopathiques, les troubles digestifs, respiratoires et circulatoires. Dans son aspect énergétique, le Tai Chi Chuan favorise la libre circulation du Qi en débloquant les zones articulaires où logent des points d’acupuncture importants. La régulation du réseau énergétique (Méridiens) sur l’ensemble des 5 Eléments (Organes) chers à la médecine traditionnelle chinoise et auxquels sont attachés entre autre nos états émotionnels font du Tai Chi Chuan un complément thérapeutique intéressant.
Pour le pratiquant, le calme dans la mobilité est source de justesse du mouvement. Une bonne respiration induira une meilleure circulation du flux sanguin et lymphatique. Des études récentes montrent encore les améliorations des états psychiques comme l’angoisse ou la dépression après une pratique assidue, car on sait que les mouvements lents ralentissent les ondes cérébrales, que la respiration profonde et naturelle a des effets sur le système nerveux, apaise le mental, neutralise les pensées parasites et ouvre l’esprit. Enfin cet apprentissage réclame concentration, mémorisation, constance, patiente et persévérance, valeurs bien mises à mal dans nos sociétés modernes…
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